Moutons pour la production de laine

L’ÉLEVAGE DES MOUTONS

Les moutons ne sont pas seulement élevés pour leur laine, mais aussi pour la production de produits laitiers et de viande

9.4.2022

Comme pour la plupart des produits d’origine animale, la production de laine et l’élevage de moutons posent d’importants problèmes au niveau du bien-être animal. La plupart des moutons vivent en plein air dans des systèmes de production extensifs. Cependant, il existe également des systèmes d’élevage intensifs dans lesquels les animaux sont détenus en permanence dans des étables, ce qui entraîne divers problèmes de bien-être animal. Les mutilations pratiquées dans l’élevage ovin (comme, par exemple, la caudectomie, la castration sans anesthésie, le mulesing) sont souvent très cruelles et injustifié. Les moutons sont parfois transportés sur de longues distances pour être abattus dans d’autres pays où la législation est moins stricte (moins respectueuse des animaux). L’abattage des moutons sans méthodes d’étourdissement appropriées est également inquiétant.

Mutilations

Comme d’autres animaux de rente, les moutons sont soumis à une série de mutilations douloureuses effectuées pour adapter l’animal au système d’élevage et non l’inverse. Outre le mulesing en Australie, il y a la caudectomie, qui consiste à enlever l'extrémité de la queue (ou la queue entière) sans anesthésie et sans soulagement de la douleur après l’opération, alors qu’il existe une solution simple – l’élevage de moutons à queue courte. Les moutons mâles sont également castrés de manière douloureuse, sans anesthésie, et les femelles sont parfois inséminées artificiellement par laparoscopie, ce qui est très douloureux pour l’animal.

Mulesing

Transport des moutons sur de longues distances

Les moutons sont souvent transportés sur de longues distances pour être abattus dans d’autres pays où la législation est moins stricte et moins respectueuse des animaux. Plus particulièrement, les animaux sont en général transportés pendant plusieurs jours ou semaines dans des conditions catastrophiques. De nombreux animaux sont gravement blessés et il n’est pas rare qu’ils meurent dans d’atroces souffrances pendant le transport.

En novembre 2019, un bateau de cargaison chargé de 14’000 moutons a chaviré lors de son trajet entre la Roumanie et l’Arabie saoudite et les moutons ont péri. QUATRE PATTES et son organisation partenaire roumaine ARCA ont pu sauver 254 animaux, dont 180 ont survécu. Ces moutons ont eu une chance inouïe et rappellent en permanence les millions d’animaux de rente qui continueront à souffrir tant qu’il y aura des transports d’animaux vivants.

Schafstranport

Séparation des agneaux et de leurs mères

Les brebis, qui sont également élevées pour la production de lait, sont séparées de leurs petits peu après la naissance, tout comme les vaches laitières et leurs veaux sont séparés. Cela entraîne de graves problèmes pour le bien-être des animaux et ne devrait pas être toléré. L’élevage sous la mère dans l’industrie laitière devrait devenir la norme pour tous les animaux.

Si une brebis et son agneau sont séparés dès la naissance, aucun lien mère-enfant ne peut être établi. S’ils peuvent rester ensemble pendant un certain temps, mais que les petits sont néanmoins sevrés trop tôt, cela peut également entraîner de graves réactions liées au bien-être animal. L’absence de contact entre la mère et son petit peut entraîner des troubles du comportement avec des signes de souffrance psychique extrême, qui peuvent conduire à des atteintes physiques, par exemple, une perte de poids importante (amaigrissement).

C'est pourquoi tous les agneaux doivent avoir la possibilité de suivre un processus d’allaitement naturel au moins deux fois par jour pendant une période d’au moins 45 jours (90 jours pour les agneaux de boucherie) et pouvoir ensuite interagir socialement avec leur mère. La mère et l’agneau doivent rester ensemble au moins pendant les sept premiers jours de vie et, s’ils sont séparés par la suite, la mère et l’agneau doivent pouvoir avoir un contact visuel et physique jusqu’au sevrage, qui doit se faire progressivement sur une période d’au moins une semaine. A partir du huitième jour de vie, les agneaux doivent en outre être élevés en groupe. Une détention individuelle des animaux n’est pas autorisée.

QUATRE PATTES EXIGE ...

La fin des pratiques cruelles.

Elles provoquent la peur, la douleur et la souffrance, affaiblissant ainsi le système immunitaire, modifiant les fonctions cérébrales et le comportement naturel des animaux.

  • Le mulesing: la laine certifiée sans mulesing devrait devenir la norme mondiale, car la laine provenant d’agneaux mutilés peut être facilement remplacée par des alternatives moins cruelles.
  • Interdiction des mutilations douloureuses.
  • Interdiction de séparer les agneaux de leur mère.
  • Des normes plus élevées pour le transport: plusieurs abus sont connus, comme la déshydratation due au manque d’eau, les maladies et les blessures des animaux dues à des traitements brutaux. Les transports sur de longues distances (plus de 8 heures) ne devraient donc pas être autorisés, en particulier pour les animaux qui ne sont pas encore sevrés. 
  • Des règles les plus strictes en matière d’abattage dans tous les pays du monde: les moutons sont souvent transportés vers des pays dont la législation est moins stricte et moins respectueuse des animaux.

Satisfaction des besoins fondamentaux

Lorsque ceux-ci sont négligés, les moutons souffrent de douleurs aiguës, d’anxiété et d’un bien-être négatif à long terme. Les besoins fondamentaux des moutons sont:

  • Les moutons sont une espèce sociale et doivent être élevés en groupes stables, aucune détention individuelle ne devrait être autorisée, les agneaux doivent avoir accès à leur mère et les moutons mâles être séparés dans un autre groupe dès qu’ils sont adultes (3 mois).
  • Une alimentation à base de fourrage de qualité est non seulement importante pour le maintien de la santé physique des animaux, mais elle leur permet également d’exprimer leur comportement naturel, à savoir la recherche de nourriture.
  • Les animaux devraient être détenus dans des bâtiments secs à climat extérieur (étables à front ouvert et à litière profonde) avec un parcours accessible en permanence, stabilisé et sans risque de piétinement; si les animaux sont détenus à l’extérieur, ils doivent disposer d’un abri qui les protège des conditions climatiques extrêmes et dans lequel l’eau et la nourriture sont facilement accessibles.
  • Tondre la laine régulièrement, mais de manière adaptée à l’animal, car les animaux ne perdent pas leur fourrure de manière naturelle. C’est pourquoi l’établissement d’une bonne relation entre l’homme et l’animal est essentiel pour le bien-être des animaux, sans quoi le processus de tonte est source d’anxiété et de stress.
  • Les animaux doivent être maintenus en bonne santé, traités contre les parasites et recevoir des soins vétérinaires si nécessaire, comportant un examen régulier des pieds, car ils sont sujets au piétin, la pourriture des onglons.
Agneau et brebis dans la grange

NOTRE TRAVAIL EN FAVEUR DES ANIMAUX DE RENTE

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