
Brittany Ferries arrête le transport d’animaux vivants
Une victoire pour le bien-être des animaux d'élevage
Paris, le 4 août 2026 - Après plusieurs mois de mobilisation collective portée par CIWF France, QUATRE PATTES, WELFARM, L214 et leurs partenaires européens, la compagnie maritime annonce la fin du transport d’animaux d’élevage vivants, y compris les veaux non sevrés, entre l’Irlande et la France à bord de ses navires, au plus tard en septembre 2026.
Cette annonce constitue une victoire majeure pour la protection animale. Elle fait suite à une mobilisation coordonnée de plusieurs organisations de protection animale en France, en Irlande, au Royaume-Uni et à travers l’Europe : CIWF, QUATRE PATTES, WELFARM, L214, Ethical Farming Ireland, Eyes on Animals, Eurogroup for Animals, Southampton Animal Action et Dorset Animal Action.
Plus d'un an de campagne contre le transport cruel d'animaux vivants
À la suite d’une décision qui avait suscité une vive indignation internationale, Brittany Ferries a repris, le 26 mars 2025, le transport d’animaux d’élevage vivants entre l’Irlande et la France, après 30 ans d’interruption. Cette reprise concernait notamment le transport de veaux non sevrés, des animaux particulièrement vulnérables.
Depuis cette reprise, les organisations de protection animale se sont mobilisées pendant plusieurs mois pour demander à la compagnie maritime de mettre fin à cette pratique. Cette mobilisation a pris différentes formes : interpellations citoyennes, campagnes publiques, actions de terrain dans les ports en France, en Irlande et au Royaume-Uni, ainsi que plusieurs échanges avec l’entreprise.
Une victoire grâce au soutien infaillible des citoyens
Plus de 100 000 courriels ont été envoyés à Brittany Ferries et deux pétitions ont recueilli plus de 100 000 signatures. Des manifestations régulières ont également été organisées au cours de l’année écoulée, notamment à l’arrivée des ferries à Cherbourg et devant le siège de Brittany Ferries à Roscoff. Une mobilisation coordonnée sur les réseaux sociaux a permis d’alerter les clients de la compagnie maritime sur les conséquences de cette reprise du transport d’animaux vivants.
Lors de ces trajets, les veaux non sevrés arrivent en France après avoir passé plus de 18 heures sans alimentation, une situation contraire aux exigences européennes en matière de protection des animaux transportés. Beaucoup d’entre eux poursuivent ensuite leur route vers d’autres pays européens, notamment les Pays-Bas, l’Espagne et la Pologne.
Une enquête publiée en janvier 2026 révèle que 82 % des citoyens européens se déclarent préoccupés par le transport d’animaux très jeunes et non sevrés, tandis que seuls 22 % estiment que les protections actuelles sont suffisantes. L’exportation d’animaux vivants à des fins d’engraissement ou d’abattage a par ailleurs été interdite en Grande-Bretagne en 2024 en raison des souffrances qu’elle engendre.
Une large majorité des Français se prononce contre le transport longue distance des animaux non sevrés : 86 % estiment qu’ils ne devraient pas être transportés sur de telles distances, tandis que 82 % se déclarent préoccupés par le bien-être des animaux pendant leur transport. Le retrait de Brittany Ferries de ce commerce fait désormais d’Irish Ferries le seul transporteur maritime à poursuivre le transport de veaux non sevrés entre l’Irlande et la France, depuis le retrait de Stena Line de cette liaison l’année dernière. La pression monte désormais sur Irish Ferries pour qu’elle prenne la même décision.