Interdiction de la chasse au trophée

Les espèces protégées sont en danger 

Nous demandons l'interdiction de l'importation et de l'exportation des trophées de chasse

1.2.2024

Paris, le 01/02/2024 - Les députés français devront se positionner ce jeudi 1er février sur la pratique cruelle de la chasse aux trophées. Une proposition de loi portée pas la députée Sandra Regol et 26 députés des groupes Écologiste-NUPES, Renaissance et Démocrate (MoDem et Indépendants), visant à interdire l’importation, l’exportation et la promotion de trophées de chasse d’espèces protégées, sera examinée aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

QUATRE PATTES soutient cette proposition de loi qui permettra de mettre fin à une pratique d’un autre âge qui consiste à mettre à mort des animaux tels que l’éléphant d’Afrique, le tigre, le léopard, le rhinocéros ou encore l’ours polaire afin de pouvoir ramener en France leur tête ou tout autre partie de leur corps dans le seul but de les exposer.

Souffrance animale

La chasse au trophée permet à des chasseurs moyennant plusieurs dizaines de milliers d’euros de se rendre à l’étranger pour traquer des animaux pendant plusieurs jours avant de les abattre. Les grands mammifères, tels que les rhinocéros ou les éléphants, recevront plusieurs balles avant de mourir, provoquant une peur et une douleur inimaginable.

Le réseau QUATRE PATTES se bat depuis plusieurs années pour mettre un terme à ces souffrances inutiles, notamment en Afrique du Sud, où la chasse aux trophées est très répandue et fait partie d’un système plus global d’exploitation des animaux : les fermes d’élevage. Au sein de ces fermes, des tigres, des lions, des guépards ou encore des léopards sont élevés en captivité. Ils y seront exploités de leur naissance jusqu’à leur mort.

Non seulement la chasse au trophée est une pratique cruelle qui génère des souffrances extrêmes pour les animaux qu’elle prend pour cible mais elle menace aussi directement la survie des espèces chassées et bouleverse les écosystèmes.

Survie des espèces protégées

De par sa nature même, la chasse au trophée cible artificiellement des animaux pour des caractéristiques spécifiques. Ainsi, certaines variantes génétiques vont être plus recherchées que d’autres et les chasseurs choisissent généralement des espèces mâles de grande taille, ce qui, dans la nature, peut avoir un impact négatif sur les populations en supprimant d'importantes ressources génétiques ou en influençant artificiellement la démographie du groupe.

De nombreux mammifères ont une dynamique sociale complexe qui est affectée par cette approche ciblée. C’est le cas des éléphants qui sont des animaux extrêmement sensibles, réputés pour le soin attentionné qu’ils procurent à leurs petits, et sont organisés en groupes sociaux complexes.

Si un chasseur abat le patriarche ou la matriarche d’une groupe, les conséquences sur le groupe vont être dévastatrices de par le stress généré aux autres individus survivants du groupe, et dévastatrices sur l’équilibre du groupe. Retirer un individu d’un groupe d’éléphant, c’est générer un conflit au sein de cette famille d’éléphant et par voie de conséquence, un conflit homme-animal avec la communauté locale, qui sans cette ingérence, vit en harmonie avec ces animaux. Pour rappel, sur la période 2014-2018, la France est le 3ème plus grand importateur d’éléphants d’Afrique.

Dans une tribune parue dans le journal le Monde, 141 scientifiques et ONG dont QUATRE PATTES, demandent aux députés français de prendre leurs responsabilités vis-à-vis des espèces directement menacées dans leur survie par la chasse aux trophées et vis-à-vis des 91 % de français qui appellent de leurs vœux cette interdiction.

Protégeons les grands félins ! 

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