Une vache dans un camion

82 % des citoyens européens souhaitent mieux protéger les animaux durant le transport

Une enquête menée dans 9 pays confirme un soutien massif pour la fin des longs transports cruels

Bruxelles, le 22 janvier 2026 - Plus de huit citoyens sur dix (82 %) dans l’Union européenne se déclarent préoccupés par le bien-être des animaux durant le transport d’animaux vivants, révèle une nouvelle enquête, au moment où la réglementation européenne risque d’être affaiblie, laissant des millions d’animaux sans protection adéquate.

Une nouvelle enquête menée dans neuf États membres de l’UE met en lumière l’inquiétude du public face au sort de millions d’animaux transportés sur de longues distances. Une majorité écrasante de citoyens soutient la nécessité de renforcer les règles en vigueur.

80 % des citoyens interrogés estiment que les transports de longue durée entraînent une souffrance animale évitable, notamment pour les animaux vulnérables. Jusqu’à 84 % des répondants appuient l’introduction de règles plus strictes, voire d’une interdiction, concernant le transport d’animaux gestants ou non sevrés. Chaque année, plus d’un milliard d’animaux sont soumis à des trajets pouvant durer jusqu’à trois semaines.

Près de 9 citoyens sur 10 (89 %) reconnaissent que transporter des animaux dans des conditions de chaleur ou de froid extrêmes représente un risque majeur pour leur bien-être. Au sein de l’UE, les animaux endurent fréquemment des températures pouvant atteindre 50°C, tout en étant privés de leurs besoins essentiels.

Le transport d’animaux vivants provoque d’importantes souffrances : entassés dans les camions, ils subissent épuisement, déshydratation et stress, entraînant blessures et, souvent, mortalité. Les animaux non sevrés sont privés de la nutrition dont ils ont besoin et sont particulièrement vulnérables aux maladies.

Ces résultats interviennent alors que le Parlement européen révise actuellement la réglementation sur le transport d’animaux vivants. Cependant, les amendements proposés suscitent une grande inquiétude parmi les défenseurs du bien‑être animal, certains risquant de réduire de manière significative la protection offerte aux animaux. 72 % des personnes interrogées se disent préoccupées par un éventuel affaiblissement des règles européennes, et la même proportion soutient fermement un renforcement des législations nationales et européennes. Parallèlement, plus de 12 000 citoyens ont déjà écrit à leurs députés européens pour exiger une réforme ambitieuse.

" Les citoyennes et citoyens français se distinguent notamment par une opposition marquée au transport longue distance, un positionnement partagé également par leurs homologues italiens. Autre élément notable : une majorité de Français (60%) déclarent ne pas faire confiance aux contrôles effectués par les autorités nationales concernant ces transports. " déclare Clémence Scialom, chargée des programmes pour QUATRE PATTES.

" Alors que les citoyens européens réclament une meilleure protection des animaux durant le transport, il est incompréhensible que certains décideurs cherchent à affaiblir la législation censée les défendre. Si l’UE souhaite réellement être un leader en matière de bien‑être animal, elle doit enfin prendre au sérieux cette pratique quotidienne et cruelle, et avancer vers une interdiction du transport d’animaux vivants, accompagnée d’une transition vers le commerce de viande et de carcasses - une approche qui présente non seulement des avantages éthiques, mais aussi des bénéfices économiques et environnementaux majeurs ", déclare Reineke Hameleers, directrice générale d’Eurogroup for Animals.

L’enquête réalisée par Savanta a interrogé 8 531 adultes entre octobre et novembre 2025 en Belgique, à Chypre, en France, en Irlande, en Italie, en Pologne, au Portugal, en Roumanie et en Espagne.

Les transports d'animaux vivants


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