Un chiot

Reportage TF1 sur le trafic de chiots

QUATRE PATTES alerte sur le rôle des réseaux sociaux

Paris, le 24 mars 2026 - Le vendredi 20 mars 2026, TF1 diffusait au journal de 20h un reportage consacré au trafic de chiots à travers l’Europe, et notamment en provenance des pays d’Europe de l’Est. À cette occasion, QUATRE PATTES a été interviewé afin d’éclairer les mécanismes de ce commerce et le rôle déterminant des réseaux sociaux dans ce trafic. 

Pour voir le reportage :

Les réseaux sociaux, un levier majeur du trafic de chiot

Selon un rapport de 2022 de la EU Dog and Cat Alliance, 60 % des acheteurs d’animaux de compagnie en Europe passent par internet. Or, les ventes en lignes, notamment sur les réseaux sociaux, jouent un rôle central dans la diffusion d’annonces pour des chiots issus de trafic.  

Le manque de contrôles, combiné à l’absence de traçabilité des animaux et des vendeurs, favorise le développement de ce commerce illégal à l’échelle européenne. Contrairement à certaines plateformes en Europe, comme dogs.ie en Irlande qui opère en partie avec la base de données FIDO, aucune vérification systématique de l’identité des vendeurs et de l’identification de l’animal n’est mise en œuvre sur les réseaux sociaux. 

Cet anonymat permet : 

  • L’utilisation de faux profils ou d’intermédiaires ; 
  • Le contournement des règles à l’aide de divers stratagèmes (comptes éphémères, transaction par des canaux de messageries privés, ventes déguisées en dons, utilisation d’emoji pour masquer les ventes, etc.) 
  • La suppression rapide des comptes et des données.  

Dans ce contexte, les vendeurs peuvent mener leurs activités avec un risque très limité d’être identifiés ou poursuivis. Cette traçabilité quasi inexistante favorise les réseaux organisés et complique les recours pour les acheteurs. 

Par ailleurs, la très faible modération par Meta des annonces de ventes de chiots sur ses plateformes permet aux vendeurs peu scrupuleux d’œuvrer en toute impunité. À ce jour, seule une minorité des annonces sur Facebook et Instagram signalées par QUATRE PATTES et son réseau ont été supprimées par Meta.  

Des risques multiples pour les animaux et les adoptants

En l’absence de régulation efficace, les vendeurs peu scrupuleux tirent profit de chiots élevés dans de mauvaises conditions. Ce trafic a des conséquences importantes sur la santé et le bien-être des chiens, ainsi que pour les acheteurs eux-mêmes : 

  • Risque sanitaire : des chiots peuvent être porteurs de maladies, parfois graves, en raison de conditions d’élevage et de transport inadéquates.  
  • Risque émotionnel : de nombreux adoptants se retrouvent démunis face à un chiot qui tombe malade ou dépérit rapidement
  • Risque financier : entre des prix d’achat élevés (en moyenne 1 101 € sur la plateforme Le Bon Coin) et des frais vétérinaires importants, le coût peut être considérable.  

Le rôle des réseaux sociaux est prépondérant. Une enquête menée par QUATRE PATTES en 2022 révèle que 55 % des personnes dont le chiot a développé des problèmes de santé et 59 % de celles dont le chiot est décédé après l’achat avaient acquis leur animal via les réseaux sociaux. 

Des plateformes qui encouragent les achats d'animaux impulsifs

Au-delà des enjeux de traçabilité, les réseaux sociaux participent à une banalisation de l’achat impulsif d’animaux. Certains utilisateurs recherchent des standards esthétiques très précis, qui proviennent souvent de la sélection de caractéristiques morphologiques extrêmes pour répondre aux effets de mode et à la recherche d’animaux perçus comme rares, originaux ou particulièrement " mignons ".  

Ces tendances alimentent une demande qui met en péril la santé et le bien-être des animaux. Les réseaux sociaux deviennent ainsi un terrain fertile pour des pratiques commerciales où l’animal est réduit à un simple produit. 

Un commerce strictement encadré en France

Depuis la loi du 30 novembre 2021, la vente ou le don d’animaux en ligne en France sont strictement encadrés : 

  • Les annonces doivent être publiées dans une rubrique spécialisée dédiée aux animaux et comporter des mentions obligatoires (identification, origine, etc.),
  • Elles doivent être vérifiées et labellisées “ annonce vérifiée ” après contrôle de l’identité des vendeurs et des animaux (notamment via le fichier I-CAD).

Aucune de ces obligations n’est appliquée par les réseaux sociaux. Sans système de vérification préalable des annonces et sans modération appropriée, le commerce de chiots peut donc prospérer en tout impunité, sans garanties pour les acheteurs.   

Agir pour mettre fin à ce commerce 

Face à ce constat, QUATRE PATTES se mobilise pour mettre fin au commerce cruel de chiots sur les réseaux sociaux. 

Depuis 2024, nous enquêtons et alertons sur le commerce de chiots sur Facebook et Instagram, les réseaux sociaux de Meta. Nous leur demandons de clarifier leurs politiques pour interdire toute vente de chiens en ligne, tant qu’ils ne seront pas en mesure de respecter les règles qui permettent de prévenir les trafics. 

Des chiots issus d'un trafic

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